AISLF Tunis 2021

Plénière Sociologie tunisienne : conférence de M. Ridha BEN AMOR

Diffusion le 12 juillet à 16h (heure de Tunis)

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Ridha Ben Amor est professeur de sociologie à la faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis et membre de l’unité de recherche Transmission, Transitions, Mobilité, université de Tunis. Ses recherches portent depuis quelques années sur le lien social sur lequel il a publié un livre (Les formes élémentaires du lien social en Tunisie, 2011, L’Harmattan), les formes de résistance et la question de la reconnaissance chez les jeunes ainsi que sur la question de la citoyenneté. Parmi ses travaux les plus récents, un texte dont il est co-auteur avec Imed Melliti intitulé : « Travail et principes de justice chez les jeunes en Tunisie » in Le travail mondialisé au Maghreb. Approches interdisciplinaires et jeux d'échelles, sous la direction de Y. Benarrosh, Éd. IRD/CJB, 2019.

Sociologie des jeunes en Tunisie : quelques brèves considérations

Ridha BEN AMOR, professeur, faculté des Sciences humaines et sociales, université de Tunis, Tunisie

Résumé : Ne pouvant être exhaustif, cet exposé se contentera d’esquisser quelques pistes de réflexion. Il mettra l’accent sur certaines dimensions proches de l’économie morale abordées par quelques travaux s’articulant autour de thèmes tels que la reconnaissance, la dignité et l’injustice. Cette approche, qui paraît féconde à un moment où un tel discours sature l’univers de sens des jeunes, a du reste pris pour cible divers objets dont l’école, le travail, la famille ou encore le champ résidentiel.
Mais la réflexion sociologique a récemment embrassé d’autres objets, à commencer par le décryptage des formes de résistance à la domination ; orientation d’autant plus prometteuse qu’elle s’inscrit souvent en faux contre une doxa évacuant pour ainsi dire la politique de l’univers social des jeunes. Certes, alors en même temps que la parole se libère, de nouvelles formes d’action et de protestation voient le jour, à la faveur desquelles des registres de la critique se déploient. Cependant, l’on insistera ici sur les modes de résistance à la domination, c’est-à-dire les formes de discours, de pratiques et d’actions pouvant être répertoriées comme « arts de la résistance ». L’exposé empruntera enfin le chemin des perspectives qui s’ouvrent à ces deux champs de la recherche.


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