AISLF Tunis 2021

Plénière Sociologie tunisienne : conférence de Mme Sihem NAJAR

Diffusion le 12 juillet à 16h (heure de Tunis)

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Sihem Najar est socio-anthropologue, professeure à l’Institut de presse et des sciences de l’information, université de la Manouba et chercheure associée au CAWTAR et à l’IRMC. Ses travaux de recherche portent sur les négociations identitaires dans un environnement social en pleine mutation (pratiques juvéniles, usages des réseaux socionumériques, rapports de genre, pratiques alimentaires…). Elle a dirigé le projet de recherche « Jeunes, légitimités et reconnaissance sociale dans les processus de transformations sociopolitiques en Tunisie » (2014-2018, ONJ et CRDI) et coordonné le programme « La communication virtuelle par l’Internet et les transformations des liens sociaux et des identités en Méditerranée » (2009-2013, IRMC). Son dernier ouvrage, Écrire sur les jeunes. Des réalités juvéniles questionnées par la jeune recherche en Tunisie, codirigé avec Lilia Othman Challougui, est paru en 2019 (L’Harmattan, ONJ).

L’écriture sociologique en Tunisie et ses enjeux

Sihem NAJAR, professeure, Institut de presse et des sciences de l'information, université de la Manouba, Tunisie

Résumé : Cette intervention questionne l’écriture sociologique en tant que processus long et très souvent ponctué d’embûches, d’autant plus complexe qu’il met le sociologue face à la nécessite d’avoir un regard réflexif sur son discours et les conditions de sa validité scientifique. Les enjeux de l’écriture sociologique en Tunisie seront envisagés sous trois registres : le premier concerne le passage du discours ordinaire au discours savant, avec tout ce que cela implique comme questions d’ordre épistémologique ; le deuxième, renvoie aux problèmes qui se posent à l’écriture sociologique quand elle part d’une langue (et par là-même d’un dialecte caractérisé par une grande diversité phonétique, rhétorique, lexicale...) autre que celle utilisée pour l’analyse scientifique ; le dernier, de type heuristique, concerne le choix d’écrire dans une perspective qui se démarque de l’approche positiviste (qui facilite la rupture avec le sens commun) – qui a caractérisé la majorité de la première génération des sociologues tunisiens – pour s’inscrire dans une démarche compréhensive, voire subjectiviste « plus collée » au sens commun, plus ouverte sur des pratiques d’écriture diverses et nouvelles.


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